Et si la vie m'était comptée !

Accueil > La santé malade

La santé solidaire en danger ?

Il faut dès maintenant engager le débat car si nous ne faisons rien le système de santé solidaire va progressivement se déliter. Pour l’instant, tous les ans, un peu de la couverture solidaire disparaît de façon relativement « indolore » pour le plus grand nombre. C’est la technique de la grenouille dans la casserole d’eau : si on la plonge dans l’eau bouillante, elle s’en aperçoit et saute. Si on la met dans l’eau froide et que l’on augmente la température régulièrement (comme en réduisant la couverture maladie solidaire tous les ans) on espère qu’elle ne s’aperçoive de rien ! Avant d’être complètement « cuits », engageons le débat !!! Les associations de personnes malades, handicapées et de consommateurs réunies au sein du CISS, lancent une grande consultation populaire en ligne sur www.santesolidaireendanger.org

L’Etat va payer une partie de ses dettes à la Sécu ! Et ensuite on accuse le patient d'abus !!!!

Mauvais payeur vis-à-vis de la Sécurité sociale à laquelle il ne rembourse pas régulièrement les dépenses qui lui revienne mais qu’elle assume, l’Etat va éponger 2 milliards de cette dette à l’occasion de la loi de finances rectificative pour 2009 présentée aujourd’hui en Conseil des ministres.
Avec la baisse des taux d’intérêts cette année, la charge des frais financiers de l’Etat s’est allégée de 2 milliards en 2009 et le gouvernement va affecter cette somme au paiement de ses dettes à la Sécu. A la fin de 2008, l’Etat devait 3,5 milliards d’euros à la Sécurité sociale.
Cette dette récurrente oblige la Sécu a emprunté de l’argent pour assurer sa trésorerie mais les frais financiers occasionnés reste à sa charge.

Scandaleux : Fermeture du centre de radiothérapie de Corbeil Essonne

Je dis scandaleux , la fermeture du centre de radiothérapie de Corbeil Essonne, le seul dans le 91 ( pourtant je n'y habite pas ) ... Je dis scandaleux car lorsqu'on est malade, atteint d'un cancer, on ne souhaite qu'une chose , une prise en charge de proximité ! Pas assez rentable disent les pouvoirs publics , c'est scandaleux ! Scandaleux lorsqu'on sait que l'état est près à payer les VSL pour les amener vers des hopitaux parisiens, dont on connais déjà la surcharge ! Les pouvoirs publics ne se soucient ils pas du bien-être de leurs concitoyens dont on sait qu'ils sont vraiment malade

Où se trouvent les économies ? Où se trouvent la solidarité ? Réagissons !!!

HEH - Lyon, Pavillon N en grève

Courte illustration des revendications du personnel soignant au Pavillon N d'Edouart Herriot à Lyon. Le manque de moyen humain pour faire face à une population qui ne demande pour certains qu'à se soigner gratuitement. Les infirmières sont en sous effectifs, les aides-soignants ne sont pas à leur place et les brancardiers, les fameux brancardiers et bien au Pavillon N il n'y en a pas ! Quand je dis que les aides-soignants ne sont pas à leur place c'est qu'ils font les brancardiers.
Pauvre constat ! Mais devant ce tableau y a t'il lieu de se plaindre ? , de faire grève ?! Et bien oui, car encore une fois l'absurdité du système d'un hôpital vient d'être démontrer.

Je vais vous raconter une petite anecdote bien réelle arrivée aujourd'hui.

Suite à une crise d'épilepsie, on me conduit au Pavillon N (je découvre le personnel en grève mais réquisitionné). Le pavillon N est les urgences qui recoit toute la médecine en dehors de la traumatologie et la chirurgie qui eux relèvent du pavillon A . Pendant la crise je me suis foulée le poignet, je relève également de la traumatologie et donc du pavillon A. Cependant comme le malaise prime, on m'envoie au pavillon N . Après de longues heures d'attentes ( les patients défilaient toutes les 5 min) , avec une douleur au poignet je demandais au personnel si je pouvais aller au pavillon A me faire soigner le poignet.
Accord du personnel , je vais au pavillon A ( traumato ) et là je découvre un personnel (composé de plusieurs personnes: infirmiers, brancardiers, médecins) discutant autour de quelques photos que l'un d'eux a bien voulu leur montrer. La salle d'attente était vide, les brancards vides, les box à moitié vide. Quel étonnement, à peine eu je le temps de poser mes fesses que je fus appelée. Un médecin qui m'avait vu il y a deux semaines pour une chute dans les escaliers, pris mon dossier en charge. Quel ne fut pas mon grand étonnement de m'entendre dire lorsque j'expliquais que j'avais eu une crise d'épilepsie qui a occasionné une entorse au poignet , que ma place n'était pas au pavillon A mais au pavillon N...Mais Oui, Docteur, je le sais mais ils sont débordés au pavillon N. Sa réponse fut "nous aussi !" Quel comble, il n'y avait presque pas de patients et le personnel était réuni à regarder des photos !
Le déficit des HCL, notamment celui d'Edouard Herriot, se comprend mieux, quand on est pas capable de mutualiser les moyens humains et logistiques, je ne vois pas comment on pourra combler le trou ! Franchement j'ai eu une forte pensée pour le personnel du pavillon N , qui pour cette fois a vraiment légitimité à de meilleures conditions de travail mais surtout une équité de traitement vis à vis des autres services, et ce pour le bénéfice des patients que nous sommes tous !

Le paradoxe !

Je lis aujourd'hui dans la presse et sur les sites : L'Amuf (urgentistes) a maintenu mercredi son appel à une grève des soins non urgents jeudi.

Habituée contre mon gré des "Urgences", j'ai toujours pensé que les "Urgences" ne recevaient que des personnes dont les soins étaient urgents, alors parler de grève des soins non "urgents", montre bien là un paradoxe pour ne pas parler d'une absurdité.

Je comprend mieux que les délais d'attente atteignent 5 heures dans les urgences des hôpitaux lorsque ces services même acceptent tous les petits bobos ( la bobologie).

Le Dr Pelloux marque un bon point à révéler cette absurdité; "Les patients qui se présenteront aux urgences et qui ne nécessitent pas l'intervention d'un urgentiste seront adressés aux médecins libéraux situés à proximité des hôpitaux", a-t-il précisé.

Comment faire pour que les "urgences" redeviennent de vraies urgences ? Une question à laquelle il est difficile d'y répondre mais qui mérite bien au moins une commission au sein du ministère de la santé.