Un homme est avide de reconnaissances parce qu’il n’a pas été reconnu en tant que personne entière et distincte par le Moi qui l’a généré. La quête de succès et de pouvoir constitue alors une tentative illusoire pour combler ce besoin de reconnaissance qui ne parvient jamais à être assouvi. Quant la blessure narcissique traumatique et la prétention s’unissent, l’avidité, l’envie destructrice et le projet de vengeance peuvent atteindre de très hauts sommets. Une personne avide ne cesse de se comparer aux autres et d’affirmer avec rancœur que les autres vont mieux parce qu’ils possèdent ce qui lui manque.

Une personne avide est toujours mécontente de ce qu’elle a et de ce qu’elle est ; elle n’est jamais centrée sur elle-même, elle est toujours ailleurs et jamais entièrement quelque part. Lorsque l’avidité et la soif de pouvoir sont toutes deux présentent chez un homme, celui-ci est rarement satisfait du pouvoir que la vie lui a offert ou qu’il a acquis par lui-même. Il n’en a jamais assez, il en veut toujours plus et tous les moyens pour avoir le pouvoir sur les autres et n’en avoir aucun au-dessus de soi sont justifiés. Le vol, le complot, l’homicide, la calomnie : tout est permis. L’avidité et la soif de pouvoir génèrent l’envie destructrice.

En conclusion, le paradoxe est que la plénitude ne s’acquiert au cours de la vie adulte qu’en entrant dans le vide et en le traversant.

'' J'ai peur que notre association ne tombe entre les mains de personnes avides de pouvoir manipulées par d'autres ... L'avenir nous le dira tantôt ....''