Et si la vie m'était comptée !

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Ma Grand-mère part au Ciel

J'ai 4 ans, froid hivernal du mois de novembre 1979 accompagne la mauvaise nouvelle ... Je percute malgré mes 4 ans la gravité des choses, je m'en souviens parfaitement. 18h approximativement, mon père était de l'équipe du matin, nous allions passés à table, notre voisine du dessous, monte nous voir . Téléphone pour toi Hassan ! Son air est grave . A cette époque nous n'avions pas encore de téléphone à la maison et nous communiquions le numero de téléphone de notre voisine pour les appels de l'étranger. Mon père descend vite . J'ai compris ... durant l'été 1979 j'avais passé des vacances merveilleuses avec ma grand-mère , pour ne pas dire que j'étais sans cesse collée à ses basques. Lorsqu'elle me prenait dans ses bras , elle m'inspirait la même confiance lorsque mon père me prenait. J'étais rassurée. Mais Grand-mère était à cette époque malade, du moins très fatiguée. Du haut de mes 4 ans, je comprenais que je ne devais pas trop l'embêter alors je passais des heures à rester auprès d'elle pour lui tenir compagnie. Elle veillait sur mon sommeil et me caressait toujours les cheveux en me chantant quelques comptines. Mon père remonte, j'avais déjà les yeux aux larmes ... Je regardais son air grave, qui en disait long . Mon père demanda à ma mère de nous coucher, elle répondit que nous n'avions pas encore mangé. Je pris mon père par la main et lui dit " Grand Mère est partie, elle est au Ciel " ...Mais où avais je entendu cela ... On ne m'a jamais parlé de la mort ... je vis mon père pleurer et mon frère demander quelle bêtise encore avait il pu faire pour faire pleurer mon père...
Le lendemain matin mon père prit le premier avion pour le Maroc, la décision fut prise cette nuit de ne pas nous emmener , ni ma mère pour des raisons financières . Il revint une semaine plus tard mais sa joie n'était pas revenue ...
Papa, Maman, je vous aime ... Je crois que si je devais vous perdre, ma vie n'aurait plus aucun sens ... J'ai peur de cet instant que je me dis parfois qu'il est préférable que je parte en premier !

L'avidité !

Un homme est avide de reconnaissances parce qu’il n’a pas été reconnu en tant que personne entière et distincte par le Moi qui l’a généré. La quête de succès et de pouvoir constitue alors une tentative illusoire pour combler ce besoin de reconnaissance qui ne parvient jamais à être assouvi. Quant la blessure narcissique traumatique et la prétention s’unissent, l’avidité, l’envie destructrice et le projet de vengeance peuvent atteindre de très hauts sommets. Une personne avide ne cesse de se comparer aux autres et d’affirmer avec rancœur que les autres vont mieux parce qu’ils possèdent ce qui lui manque.

Une personne avide est toujours mécontente de ce qu’elle a et de ce qu’elle est ; elle n’est jamais centrée sur elle-même, elle est toujours ailleurs et jamais entièrement quelque part. Lorsque l’avidité et la soif de pouvoir sont toutes deux présentent chez un homme, celui-ci est rarement satisfait du pouvoir que la vie lui a offert ou qu’il a acquis par lui-même. Il n’en a jamais assez, il en veut toujours plus et tous les moyens pour avoir le pouvoir sur les autres et n’en avoir aucun au-dessus de soi sont justifiés. Le vol, le complot, l’homicide, la calomnie : tout est permis. L’avidité et la soif de pouvoir génèrent l’envie destructrice.

En conclusion, le paradoxe est que la plénitude ne s’acquiert au cours de la vie adulte qu’en entrant dans le vide et en le traversant.

'' J'ai peur que notre association ne tombe entre les mains de personnes avides de pouvoir manipulées par d'autres ... L'avenir nous le dira tantôt ....''