Et si la vie m'était comptée !

Lundi de Paques

Bof, aujourd'hui Lundi de Paques , jour de fêtes mais aussi jour férié. Je n'aime pas ces jours là . J'avais prévu de faire du sport cet après-midi mais c'est tombé à l'eau à cause d'un dossier de subvention à faire. Encore mon role associatif à pris le dessus. Tant pis à 18h , je vais flaner ou bien je vais arreter d'écrire sur ce blog et me remettre au travail . Allez on se motive bien qu'on est plus envie de faire quoique ce soit pour l'association !!!!!

Des jours meilleurs ...

Qu'est il arrivé le 14 mars pour que cela recommence ? Pourtant la journée s'annonce bien . Nous avons fait du sport , une amie et moi. 4h de sport avec beaucoup de dynamisme. Je n'étais pas fatiguée mais heureuse.
Nous rentrions lorsque plusieurs crises me prirent, direction hôpital où là le médecin jugea bon de me laisser partir avec mon amie; Je n'étais pas très en forme mais je ne me plaignais pas non plus; Toutefois je n'avais pas pris conscience que l'épilepsie pouvait frapper encore plus. Les ruptures de contact se manifestèrent de plus en plus . Je me souviens être arrivée chez moi avec Sophie. Je me souviens que les pompiers se trouvaient chez moi, je leur parlais , je refusais d'aller à l'hôpital... Je me souviens d'une phrase : " le médecin va arriver" ... Ensuite plus rien ... Je me réveillais en soins intensif , une défaite pour moi .Psychologiquement ce fut éprouvant et encore 15 jours après il m'est difficile d'en parler d'autant plus que depuis les crises ne m'ont pas laissé de répis...
Je vis cette situation difficilement mais je dois surmonter. Le travail m'aide beaucoup pour cela, mais je vis avec une grosse angoisse que cette maladie m'emporte à jamais ...Alors que faire ? Espérer des jours meilleurs ....

Le répit de courte durée...

J'ai crié victoire un peu trop vite. Le répit fut de courte durée . Aujourd'hui 2 crises, Vendredi 1 crise , j'en ai encore mal au mollet du fait des courbartures ... J'en ai marre, je me pose beaucoup de questions... Il faut que je me re-saisisse , savoir pourquoi ces crises ont eu lieu ... Je suis dégoutée ..

Du répit ....

Que dire, du répit, oui enfin j'ai du répit ....Pas eu de crise depuis longtemps , plus d'un mois . Un traitement en moins et une énergie débordante en ce moment . M'aurait elle oublié ?

Ma Grand-mère part au Ciel

J'ai 4 ans, froid hivernal du mois de novembre 1979 accompagne la mauvaise nouvelle ... Je percute malgré mes 4 ans la gravité des choses, je m'en souviens parfaitement. 18h approximativement, mon père était de l'équipe du matin, nous allions passés à table, notre voisine du dessous, monte nous voir . Téléphone pour toi Hassan ! Son air est grave . A cette époque nous n'avions pas encore de téléphone à la maison et nous communiquions le numero de téléphone de notre voisine pour les appels de l'étranger. Mon père descend vite . J'ai compris ... durant l'été 1979 j'avais passé des vacances merveilleuses avec ma grand-mère , pour ne pas dire que j'étais sans cesse collée à ses basques. Lorsqu'elle me prenait dans ses bras , elle m'inspirait la même confiance lorsque mon père me prenait. J'étais rassurée. Mais Grand-mère était à cette époque malade, du moins très fatiguée. Du haut de mes 4 ans, je comprenais que je ne devais pas trop l'embêter alors je passais des heures à rester auprès d'elle pour lui tenir compagnie. Elle veillait sur mon sommeil et me caressait toujours les cheveux en me chantant quelques comptines. Mon père remonte, j'avais déjà les yeux aux larmes ... Je regardais son air grave, qui en disait long . Mon père demanda à ma mère de nous coucher, elle répondit que nous n'avions pas encore mangé. Je pris mon père par la main et lui dit " Grand Mère est partie, elle est au Ciel " ...Mais où avais je entendu cela ... On ne m'a jamais parlé de la mort ... je vis mon père pleurer et mon frère demander quelle bêtise encore avait il pu faire pour faire pleurer mon père...
Le lendemain matin mon père prit le premier avion pour le Maroc, la décision fut prise cette nuit de ne pas nous emmener , ni ma mère pour des raisons financières . Il revint une semaine plus tard mais sa joie n'était pas revenue ...
Papa, Maman, je vous aime ... Je crois que si je devais vous perdre, ma vie n'aurait plus aucun sens ... J'ai peur de cet instant que je me dis parfois qu'il est préférable que je parte en premier !